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Dehors, la cigarette !
Il est vraiment temps de s’y faire ! Aujourd’hui, l’interdiction de fumer dans tous les lieux publics entre en vigueur. Administrations, commerces, gares, entreprises... la chasse est lancée. Près de 13 millions de fumeurs doivent désormais modifier leurs habitudes. Les non-fumeurs eux, devront encore attendre le 1er janvier 2008 pour que la loi s’applique dans les restaurants, bars-tabacs, cafés, discothèques et hôtels.

Les termes du décret fixant ses conditions d’application sont clairs. A partir du 1er février l’interdiction s’applique « dans tous les lieux fermés et couverts qui accueillent du public ou constituent des lieux de travail. Dans les moyens de transports collectifs et dans les espaces non couverts des écoles, collèges et lycées publics et privés, ainsi que des établissements destinés à l’accueil, la formation ou l’hébergement des mineurs ».
Les entreprises peuvent en revanche aménager des salles closes pour la consommation du tabac. Mais là encore le décret est précis. Ces espaces doivent être ventilés, équipés de fermetures automatiques, ne pas constituer un lieu de passage et ne pas dépasser 35 m2. Quelle que soit la superficie des locaux de l’entreprise.
Où pourra-t-on fumer désormais ?
50 euros d’aide pour vous désintoxiquer
Dans
son discours prononcé le 23 janvier dernier, Xavier Bertrand a rappelé
les moyens mis en oeuvre pour faire respecter la nouvelle législation.
Quelque 175 000 agents sont ainsi habilités à contrôler les espaces
publics, administrations et entreprises. Soit un contrôleur pour 74
fumeurs !
Ingénieurs du génie sanitaire, inspecteurs de l’action sanitaire et sociale, médecins inspecteurs de santé publique, inspecteurs du travail, policiers et gendarmes, ils distribueront des avertissements mais aussi… des contraventions. Fumer hors des emplacements fixés à cet effet coûtera 68 euros. Quant au responsable d’un établissement qui n’aura pas fait respecter la loi, il paiera 135 euros par fumeur…
Un volet « prévention » est également prévu : il comprend une vaste campagne médiatique de sensibilisation lancée mi-novembre, et le site www.tabac.gouv.fr qui met gratuitement à disposition du public des kits d’information et un numéro, le 0825 309 310 (0,15 euro/minute).
Le décret prévoit enfin la mise en place d’un dispositif d’aide à l’arrêt, et une prise en charge des substituts nicotiniques. Dorénavant, vous pourrez ainsi obtenir une aide financière de 50 euros et par an.
Concrètement, le fumeur souhaitant s’en sortir pourra en parler à son médecin, qui lui prescrira un traitement de substitution. Le patient devra le payer mais, selon le ministre de la Santé, « il sera remboursé en moins d’une semaine ».
Cette procédure est jugée insuffisante par la Haute autorité de Santé. Celle-ci recommande plutôt le subventionnement d’une démarche individuelle et active de sevrage. Car « la réussite du sevrage est fortement liée à la motivation de chacun ». Une notion bien connue des psychothérapeutes, mais apparemment pas du monde politique…
Alors comme chaque année 66 000 Français meurent du tabac et que 5 000 sont emportés par la fumée des autres, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Si la motivation vous fait encore défaut, des consultations de tabacologie sont là pour vous aider. Collectives ou individuelles, il y en a pour tous les goûts du centre hospitalier à l’institut de thalassothérapie branché.
Côté traitements, plusieurs écoles
Le
tabac est une drogue, et une drogue qui accroche bien ses victimes.
Pour en sortir, ne comptez pas trop sur votre seule volonté. Elle vous
sera évidemment nécessaire, mais très probablement pas suffisante.
Adressez-vous soit à votre médecin traitant, soit à un praticien
exerçant dans une consultation de tabacologie.
Leurs conseils vous seront indispensables pour rassembler votre énergie et conforter votre motivation, pour vous orienter dans la gamme des traitements disponibles et… pour vous accompagner pendant des semaines – ou des mois – parmi les embuches des fausses certitudes et des tentations de rechutes.
Quant aux traitements qui vous seront proposés, ils sont de plusieurs sortes. Il y a d’abord les traitements de substitution, remplaçant la nicotine des cigarettes par celle de gommes à mâcher, patchs ou comprimés. Sevrage confortable, taux de réussite doublé par rapport au placebo, mais le suivi médical revêt une grande importance :
Il y a aussi des médicaments, qui permettent de se passer du tabac :
Evaluez votre niveau de dépendance au tabac, en passant le test de Fägerström. Et votre motivation avec le test de Richmond, sur www.destinationsante.com, rubrique « Bibliothèque ».